Ils fomentent le rapt de leur cousin
Les enquêtes de la police au sujet du kidnapping du petit Karl il y a une semaine ont déjà permis de mettre main la main sur certains de ses bourreaux. A la grande surprise de la famille, parmi ces bourreaux, figurent deux cousins de la victime.
C’est avec stupéfaction que dame B a découvert qui étaient les ravisseurs de son fils. En effet, au lendemain de l’enlèvement puis de la remise en liberté de ce dernier contre paiement d’une rançon de 3 000 000 Fcfa, elle a failli s’évanouir. « Lorsque la police nous a informé qu’elle avait interpellé les ravisseurs de notre fils, aussitôt là-bas, nous avons failli tous nous y écrouler. Car contre toute attente, ces ravisseurs n’étaient autres que les fils de la sœur cadette de mon époux », raconte-elle toute déprimée. Le prénommé Gaston et son frère ainé puisqu’il s’agit d’eux, sont actuellement dans les geôles du commissariat du 2ème arrondissement de Douala. Pour parvenir à leur interpellation, les enquêteurs ont d’abord exploité les conversations téléphoniques entre les parents de l’enfant enlevé et ses ravisseurs. Dans un premier temps, ces enquêtes ont abouti à l’interpellation du premier cité. Après être passé aux aveux, celui-ci a étalé ses complices qui seraient une demi-dizaine dans cette salle besogne. La tâche lui été facile grâce à ses relations étroites avec la famille de l’enfant. « Depuis que son père est décédé, il a été presque élevé dans cette famille. Il était très bien connu par tous les enfants», confie une source proche de cette famille. Sur les motivations de cet enlèvement dont il est le cerveau, Gaston, la vingtaine, aurait indiqué à la police qu’il avait besoin de beaucoup d’argent.
Les faits remontent au lundi 28 octobre dernier. A la sortie des classes, tous les enfants sortent sauf, le petit Karl. Son frère ainé qui était venu le chercher, s’inquiet et se dirige vers les enseignantes pour des renseignements de l’enfant. C’est alors qu’il apprendra que quelqu’un d’autre était passé plus tôt chercher le petit Karl. Selon nos informations, la maîtresse aurait laissé partir l’enfant parce que ce dernier a reconnu son ravisseur. Puisque « ce n’était pas la première fois que cette personne venait le chercher. Quelques jours plus tôt elle était venue remettre des biscuits au bambin pendant la pause », aurait déclaré pendant son audition la maîtresse en question. Alors que la panique avait élue domicile dans cette famille à cause des recherches jusque là infructueuses, Jc le chef de famille, reçoit un coup de fil. Et au bout de la ligne, des inconnus qui revendiquent l’enlèvement de l’enfant. Ceux-ci vont exiger dans un premier temps une somme de dix millions de francs pour remettre l’enfant en liberté. Après des longs moments de négociation, la somme de trois millions est consentie. Puis rendez vous est pris dans la nuit du 28 au 29 octobre dans un cimetière à Akwa-nord où les transactions vont s’opérer. Les ravisseurs indiquent avec précision la personne qui ira déposer le pactole à l’entrée du cimetière, tout en donnant aussi la couleur du vêtement que celui-ci doit revêtir. La famille suit ces instructions à la lettre. Après, l’enfant est retrouvé tout seul à l’entrée d’un hôtel voisin à ce cimetière.
Gaston le fomenteur du coup qui est déjà passé aux aveux, avait passé le weekend d’avant son forfait au domicile de la famille Jc. C’est sans doute pendant ce séjour qu’il a planifié les derniers détails du kidnapping de son cousin.
Pour l’heure, les enquêtes se poursuivent pour démasquer l’ensemble des ravisseurs de ce petit garçon qui a passé plus de 10 heures de captivité. Cependant, le couple Jc est entre le marteau et l’enclume. Il ne sait pas s’il doit plaider pour la remise en liberté de ces deux enfants qui étaient à leur charge, ou bien leur laisser subir les conséquences de leurs actes…